| Référence | Pieds (ft) | Mains (hh) |
|---|---|---|
| A sheet of A4 paper (long side) | 0.974409 ft | 2.92323 hh |
| Average adult human height | 5.57743 ft | 16.7323 hh |
| A football pitch (length) | 344.488 ft | 1033.46 hh |
| A marathon | 138435 ft | 415305 hh |
| Height of Mount Everest | 29032.2 ft | 87096.5 hh |
Le pied est une unité de longueur valant exactement 0,3048 mètre, soit douze pouces. Son symbole est ft, bien qu’une prime simple soit employée en dessin technique et une apostrophe droite de façon informelle.
Des unités fondées sur le pied humain apparaissent dans tout le monde antique, et leurs longueurs variaient considérablement. Le pes romain mesurait environ 296 millimètres et se divisait en douze unciae, disposition dont l’anglais a directement hérité. L’Europe médiévale entretenait des dizaines de pieds locaux, et un marchand franchissant quelques frontières pouvait en rencontrer plusieurs. Le pied anglais fut normalisé par étapes, mais sa valeur moderne exacte ne date que de l’Accord international sur le yard et la livre de 1959.
L’aviation est le domaine international le plus important où le pied se maintient. L’altitude des aéronefs est communiquée en pieds presque partout, et les niveaux de vol s’expriment en centaines de pieds : FL350 signifie 35 000 pieds. La Russie et la Chine ont longtemps utilisé le mètre, et le passage de la Chine aux pieds pour la plupart des niveaux de vol en 2011 a supprimé un véritable risque aux limites des espaces aériens contigus. Les normes de séparation verticale sont définies en pieds, et les minimums de séparation verticale réduite autorisent 1000 pieds entre aéronefs au-dessus de 29 000 pieds.
La construction aux États-Unis travaille en pieds et en pouces de bout en bout, et le bois, la hauteur sous plafond et les dimensions des pièces suivent. La radiodiffusion et le cinéma conservent le pied pour les échelles de mise au point des objectifs et pour mesurer la pellicule. La profondeur en plongée se donne en pieds dans la pratique américaine et en mètres ailleurs, divergence que les ordinateurs de plongée règlent en proposant les deux.
La force pratique du pied tient au douze comme diviseur. Il se divise exactement par deux, trois, quatre et six, ce qui convient à la charpenterie et au tracé, où les tiers et les quarts sont courants. Une unité décimale ne se divise proprement que par deux et par cinq.
L’eau et le bois gardent vivants deux de ses dérivés. La brasse, six pieds, mesura la profondeur de l’eau tant que la sonde fut jetée à la main, et les cartes anciennes sont encore cotées en brasses là même où les nouvelles emploient le mètre. Le pied-planche, volume d’un pied carré sur un pouce d’épaisseur, demeure l’unité de commerce du bois scié en Amérique du Nord, si bien qu’un négoce affiche des prix au millier de pieds-planches. Tous deux illustrent une habitude générale du système impérial : au lieu d’ajouter des préfixes, il nomme chaque grandeur nouvelle d’après la tâche qu’elle accomplit, ce qui rend les unités mémorables à ceux qui s’en servent et opaques à tous les autres.
Un pied équivaut exactement à 12 pouces, 0,3048 mètre ou 30,48 centimètres.
La main est une unité de longueur valant exactement quatre pouces, soit 101,6 millimètres. Elle subsiste dans un seul usage spécialisé : mesurer la taille des chevaux et des poneys. Presque nulle part ailleurs elle n’est encore employée.
La mesure se prend du sol au garrot, la saillie située entre les omoplates, à la jonction de l’encolure et du dos. Le garrot est retenu parce qu’il constitue un repère osseux fixe qui ne bouge pas lorsque le cheval lève ou baisse la tête ; le chiffre est donc reproductible, ce que ne serait pas une mesure prise au sommet du crâne.
La notation est singulière et souvent mal lue. Les tailles s’écrivent avec une virgule qui n’indique pas une fraction décimale. Un cheval de 15,2 mains mesure quinze mains et deux pouces, soit 62 pouces ou 157,5 centimètres. Comme une main vaut quatre pouces, le chiffre après la virgule ne va que de 0 à 3, et 15,4 n’est pas une taille valable. L’abréviation hh, de l’anglais hands high, est courante.
La limite entre poney et cheval est conventionnellement fixée à 14,2 mains, même si le seuil exact varie selon les registres de race et les disciplines de compétition. Les races de trait comme le Shire dépassent couramment 17 mains. Les chevaux les plus grands jamais enregistrés ont dépassé 20 mains.
L’unité dérive de la largeur de la paume humaine, une origine partagée avec plusieurs mesures anciennes. Les systèmes égyptien et romain employaient tous deux une palme de taille comparable. Sa fixation à quatre pouces en Angleterre est généralement attribuée à un statut d’Henri VIII. La persistance de la main dans le monde équestre tient largement au conservatisme, et les règlements des compétitions internationales indiquent désormais aussi la taille en centimètres.
Mesurer avec exactitude est plus difficile qu’il n’y paraît. Le cheval doit se tenir d’aplomb sur un sol horizontal, la tête en position naturelle, et l’on utilise une toise munie d’un niveau à bulle et d’une traverse coulissante plutôt qu’un mètre ruban. La ferrure ajoute de la hauteur : les mesures officielles précisent donc si le cheval est ferré, et les règlements imposant des limites de taille exigent la certification d’un toiseur agréé.
Une main équivaut à 4 pouces, 101,6 millimètres ou 0,1016 mètre.