| Zébioctets (Zio) | Gigabits (Gbit) |
|---|---|
| 1 Zébioctet | 9444732965739 Gbit |
| 2 Zébioctets | 18889465931479 Gbit |
| 3 Zébioctets | 28334198897218 Gbit |
| 4 Zébioctets | 37778931862957 Gbit |
| 5 Zébioctets | 47223664828696 Gbit |
| 10 Zébioctets | 94447329657393 Gbit |
| 20 Zébioctets | 188894659314786 Gbit |
| 25 Zébioctets | 236118324143482 Gbit |
| 50 Zébioctets | 472236648286964 Gbit |
| 100 Zébioctets | 944473296573929 Gbit |
| Référence | Zébioctets (Zio) | Gigabits (Gbit) |
|---|---|---|
| A plain text message (160 characters) | 1.35525 × 10-19 Zio | 0.00000128 Gbit |
| A three-minute MP3 | 2.5411 × 10-15 Zio | 0.024 Gbit |
| A smartphone photo | 3.38813 × 10-15 Zio | 0.032 Gbit |
| A high-definition film | 3.38813 × 10-12 Zio | 32 Gbit |
| A dual-layer Blu-ray disc | 4.23516 × 10-11 Zio | 400 Gbit |
Le zébioctet est une unité d’information numérique valant deux à la puissance soixante-dix en octets, soit 1 024 exbioctets. Son symbole est Zio. C’est le pendant binaire du zettaoctet, et les deux diffèrent de 18,1 pour cent.
Rien de cette taille n’existe. La quantité totale de données que conserve l’humanité, en comptant chaque copie et chaque sauvegarde, s’estime à quelques centaines de zettaoctets, et un zébioctet vaut 1,18 zettaoctet : le monde détient donc quelques centaines de ces unités en tout. C’est la première unité binaire pour laquelle le stock entier du monde est un petit multiple et non un grand.
L’unité est définie par souci de complétude et non pour l’usage, trait délibéré du système métrique comme de celui de la CEI. Tout préfixe s’applique à toute unité sans exception, de sorte qu’un lecteur qui n’a jamais vu Zio peut le décoder par le seul préfixe. Un système qui manquerait de noms à un point arbitraire contraindrait chaque usager futur à inventer une extension, et les extensions rivales sont l’origine de l’ambiguïté.
Il est un lieu où l’unité surgirait naturellement. L’adressage du stockage au-delà de 64 bits a été conçu sans avoir été nécessaire : le système de fichiers ZFS emploie des pointeurs de blocs sur 128 bits, ce qui lui donne une capacité théorique bien au-delà de tout préfixe binaire portant un nom. Là où un tel schéma énonce des limites intermédiaires, celles-ci tombent dans cette plage et s’écrivent proprement en zébioctets.
L’écart de 18,1 pour cent entre zébioctet et zettaoctet mérite d’être gardé à l’esprit à la lecture des prévisions. Les prédictions de croissance mondiale des données se publient en zettaoctets, et toute prévision calculée en binaire puis rapportée en décimal se trompe de près d’un cinquième. Ces prévisions étant déjà grossières, cette erreur n’est pas la première source d’incertitude, mais c’en est une qu’on peut éviter.
Le symbole Zio, comme tous ceux de la CEI, est une majuscule suivie d’un i minuscule puis de l’unité. C’est la présence de ce i, et non quelque affirmation du texte, qui dit sans équivoque au lecteur quelle quantité est visée, et un document qui l’omet n’a pas dit ce qu’il paraît avoir dit.
Un zébioctet équivaut à 1 024 exbioctets, à 1 180 591 620 717 411 303 424 octets, à 8 zébibits ou à environ 1,181 zettaoctet.
Le gigabit est une unité d’information numérique valant un milliard de bits. Son symbole est Gbit. C’est l’unité qui nomme la norme actuelle des réseaux filaires, et le mot gigabit est devenu le raccourci d’un certain niveau de capacité plutôt qu’une simple quantité.
L’Ethernet gigabit, normalisée en 1998 et 1999, porte un gigabit par seconde sur le câblage ordinaire à paires torsadées de cuivre jusqu’à cent mètres. Elle remplaça la norme à cent mégabits qui la précédait et demeure la connexion intégrée à la plupart des ordinateurs, commutateurs et routeurs. Cette seule décision fixa le sens du mot gigabit pour toute une génération d’ingénieurs.
En octets, un gigabit fait 125 mégaoctets. Une liaison à un gigabit par seconde déplace donc environ 125 mégaoctets par seconde dans des conditions idéales, si bien qu’un film de deux gigaoctets se transfère en une seizaine de secondes. Les transferts réels sont plus lents, car la charge du protocole, la vitesse du disque et l’autre bout de la liaison imposent chacun leurs limites, et il est rare que le stockage suive le réseau à ces débits.
Les offres domestiques de fibre annoncent désormais couramment le gigabit, et dans bien des pays ce chiffre est devenu un seuil commercial plutôt que technique. Très peu de foyers peuvent l’employer : une liaison au gigabit suffit à diffuser quelque deux cents flux vidéo en haute définition à la fois. Son vrai bénéfice n’est pas la vitesse de pointe mais la marge, car une liaison jamais proche de sa capacité garde une latence basse et régulière.
Les puces de mémoire se spécifient en gigabits pour la même raison que les plus petites se spécifient en mégabits : le compte reflète le nombre de cellules de stockage sur la pastille. Une puce de 8 gigabits tient un gigaoctet, et huit puces de ce genre forment un module de 8 gigaoctets. La mémoire flash suit le même usage, si bien qu’une pastille flash de 512 gigabits tient 64 gigaoctets.
Au-dessus du gigabit l’échelle se poursuit par milliers. L’Ethernet à dix gigabits est la norme dans les centres de données, les liaisons à quarante et à cent gigabits relient bâtiments et villes, et l’ossature de l’internet fonctionne à des multiples de celles-ci. Chaque échelon garde le même rapport à l’octet, et chaque échelon s’exprime en bits par seconde parce que c’est ce que l’optique et le cuivre portent réellement.
Un gigabit équivaut à 1 000 000 000 de bits, à 1 000 mégabits, à 125 mégaoctets ou à environ 0,9313 gibibit.